| La Bolivie demande conseil au gouvernement équatorien pour la non-extraction de pétrole |
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| 07-07-2007 | |
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QUITO, El Mercurio (AFP).- La Bolivie a demandé conseil au gouvernement équatorien, pour laisser le pétrole enterré dans les parcs naturels et éviter des dommages écologiques, en échange d'une compensation internationale, a affirmé hier le secrétaire de la Communauté Andine de Nations (CAN), Freddy Elhers.
Le président Evo Morales a envoyé une lettre à son collègue équatorien,
Rafael Correa, "en exprimant son enthousiasme pour le projet et en demandant conseil pour son éventuelle application", a déclaré Elhers.
"Morales a conversé de manière informelle avec Correa sur la thèse équatorienne. Il s'est beaucoup enthousiasmé et a dit qu'en Bolivie aussi ils ont trouvé du pétrole dans des parcs nationaux, et pour cette raison, cette proposition lui plaît", a-t-il indiqué dans le cadre de l'Assemblée Parlementaire Euro-Latinoaméricaine qui a lieu à Quito.
Elhers est confiant dans le fait que "la Bolivie aussi puisse entrer dans cette ligne de protection des ressources naturelles".
Le 4 juin, le président Rafael Correa a lancé une campagne internationale, pour obtenir une compensation d'au moins 50% en contrepartie du fait de laisser le pétrole enterré dans le parc Yasuní, déclaré par l'Unesco comme Réserve Mondiale de la Biosphère en 1989, et principale source de ressources pétrolières.
"Nous sommes prêts à assumer le sacrifice et le coût, mais nous exigeons une co-responsabilité, et non la charité à la communauté internationale", a remarqué le président lors du lancement du programme "Maintenir le pétrole dans la terre, un défi pour l'Equateur et le monde".
Correa aspire à réunir environ 350 millons de dollars qui correspondraient à la moitié des gains qu'il ne percevrait pas pour le pétrole du parc
Yasuní, la principale source de pétrole de l'Equateur avec des réserves prouvées de près de 1.000 millions de barils.
Le gouvernement s'est fixé un délai d'un an pour convaincre la communauté internationale, en incluant une intense campagne dirigée par le vice-président, Lenin Moreno, pour recevoir une réponse. Dans le cas où elle serait négative, il ne resterait pas d'autre possibilité que d'exploiter le pétrole du Yasuní, a déclaré le président de la République, Rafael Correa.
Tandis que ceci se produit dans le champ politique et international, à l'intérieur du pays la diminution de l'exploitation pétrolière de l'Etat est préoccupante, car malgré les efforts des autorités, elle n'atteint pas les
213.000 barils par jour qui ont été obtenus en 2005. Le niveau actuel est de 172.000 barils par jour, un peu plus que ce qui a été exploité au début de l'année, qui était de 168.000 bpj.
Le pétrole est le principal soutien du budget fiscal équatorien, couvrant 48% des besoins dans l'ensemble des activités nationales.
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