| Le projet ITT (Bloc 43) et le Bloc 31 |
|
|
| 10-05-2007 | |||||||||||||||||||||||||||||||||
|
S'il y a des opérations pétrolières qui affectent déjà le Parc National Yasuní, le projet ITT et le bloc 31 sont au coeur même du Parc. Un audit environnemental sur l'état du Parc est en cours, et présentera un ensemble de propositions pour une récupération intégrale de cette importante réserve naturelle du pays.
Le projet ITT est rattaché au bloc 31, car ils partagent diverses caractéristiques du point de vue de leur mode d'exploitation. Les deux blocs se trouvent à l'intérieur du Parc National Yasuní et sont la frontière de la partie intacte du parc. Dans les deux cas il s'agit de pétrole lourd entre 14 et 15 degrés API, d'une haute viscosité. On s'attend à ce que dans les deux blocs, le mélange d'eau et de pétrole extrait soit comparable à ce qui se passe dans le bloc 16 : la relation est de 90 barils d'eau pour 10 barils de pétrole en moyenne. Cela impliquerait une grande quantité de déchets qui devraient être rejetés dans l'environnement.
BIen que la presse ait publié avec insistance des chiffres de réserves de 960 millions de barils, selon les données de Petroecuador, les réserves prouvées, c'est à dire les volumes de pétrole qui peuvent être commercialement exploités, sont de 412 millions de barils (1P), les réserves probables 920 millions de barils (2P), et si l'on considère les réserves possibles, le potentiel pourrait atteindre 1531 millions de barils (3P), ce qui évidemment serait sujet à confirmation au cours d'une période préalable d'exploration.
Selon l'Etude d'Impact Environnemental présentée par Petrobrás pour le Bloc 31, les chiffres du pétrole à extraire forment un pic maximum de 30.000 barils par jour, mais en 18 ans ils chutent rapidement jusqu'à 3.000 barils par jour, comme on peut le voir sur la figure suivante :
Quant au Projet ITT, selon Petroecuador, on pense stabiliser la production de pétrole à 108.000 barils par jour durant les 17 premières années, et on pense atteindre 58.000 barils par jour 29 ans après avoir commencé le projet.
Pour l'ensemble des deux projets, la production totale commencerait avec 20.000 barils par jour, atteindrait un pic de 122.000 barils par jour à la cinquième année, jusqu'à arriver à 59.000 barils par jour la 29ème année, comme on peut l'observer dans le graphique complet :
Les propositions de Petroecuador et Sinopec pour le projet ITTLa comparaison des propositions permet d'identifier diverses choses importantes :
Les propositions que Petroecuador a présentées maintiennent divers aspects en commun, mais elles suggèrent toutes des problèmes de type environnemental principalement, en relation avec la gestion et la destination des déchets, à l'excessif optimisme au sujet des réserves, à la méconnaissance des impacts environnementaux de l'activité, et à l'offre technique, qui, à en juger par les estimations des coûts d'extraction, reposerait sur des technologies similaires à celles qui ont provoqué la crise environnementale dans l'actuelle zone pétrolière de l'Equateur. L'information de Petroecuador parle d'un investissement calculé à 2,09 dollars par baril, et un coût d'extraction de 3,41 dollars par baril, alors que la moyenne des coûts d'extraction actuels est au-dessus de 10 dollars, pour les projets de pétrole lourd. Petroecuador a analysé les trois scénarios suivants pour le projet ITT :
Les chiffres de revenus ne sont pas crédibles, à cause de nombreuses et sérieuses incertitudes concernant les technologies qui seront utilisées, les investissements réels, les volumes de pétrole qui seront obtenus, et les chiffres sur les coûts, les frais, les amortissements et l'impôt sur le revenu.. Dans le projet présenté par Sinopec, on parle par exemple de la génération de 320 MW d'électricité avec le résidu d'extraction du pétrole, l'amélioration de la qualité du pétrole au-dessus de 26 degrés API et son transport par le SOTE (Système d'Oléoducs TransEquatoriens, normalement réservé au pétrole léger). Mais d'autre part on parle du complexe pétrochimique de Jaramijó qui traiterait le pétrole lourd, donc on ne comprend pas à quoi sert l'usine d'amélioration du pétrole, et la génération d'électricité n'a pas de sens non plus étant donné que son but était d'améliorer la qualité du pétrole. 1 L'entreprise Enap a reçu un contrat signé par le président Gutiérrez. L'entreprise a pris un an pour faire des études. Pendant cette année elle a reçu de l'argent de Petroecuador pour l'exploitation du champ. C'est cet argent qu'Enap a ensuite investi pour la mise en production du champ. |
|||||||||||||||||||||||||||||||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|


