| L'Allemagne soutient le projet de non-exploitation du gisement pétrolier ITT |
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| 05-09-2007 | |
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El Telégrafo, Guayaquil.
Deux membres influents du cabinet ministériel présidé par Angela Merkel, chancelière d'Allemagne, se sont prononcé en faveur du projet impulsé par le président de l'Equateur, Rafael Correa Delgado, de ne pas développer le gisement de pétrole Ishpingo-Tambococha-Tiputini (ITT).
Ce champ pétrolier se situe dans la Réserve de la Biosphère Yasuní. Le projet de non-exploitation de ce champ serait une manière de prévenir le réchauffement global et la détérioration de l'environnement planétaire. En échange de service rendu à la communauté internationale, le fisc équatorien recevrait, sous la forme d'un fonds international, au moins 50 % de ce qu'il obtiendrait de l'exploitation commerciale du gisement.
La Ministre Fédérale allemande de la Coopération Economique et du Développement,
Heidemarie Wieczoreck-Zeul, a affirmé que le projet équatorien est 'un
instrument innovant pour la protection générale de la jungle tropicale et particulièrement de la merveilleuse biodiversité de cette zone, ainsi que des cultures uniques des peuples Taromenani et Tagaeri.'
Elle a ajouté que 'les pays riches industrialisés doivent prendre leurs responsabilités pour la conservation des biens environnementaux d'importance globale dans les pays en développement, (...) c'est pourquoi nous nous intéressons à la proposition équatorienne et nous sommes disposés à participer pour que l'initiative soit couronnée de succès'.
Selon les informations de la chancellerie équatorienne, le Ministre Fédéral de l'Environnement et de la Protection de la Nature, Sigmar Gabriel, a affirmé que 'nous devons, comme communauté mondiale, inclure dans nos débats de nouveaux concepts comme ceux contenus dans la proposition de l'Equateur, si nous voulons freiner à la fois le changement climatique, et la terrible perte de la biodiversité'.
Il considère qu'il est important d'analyser les instruments de financement innovants qui pourraient servir pour mettre en pratique les mesures de protection du climat global contenus dans le projet équatorien de maintenir le pétrole dans le sous-sol.
Les réserves prouvées de l'ITT atteignent 400 millons de barils de pétrole, et les réserves possibles seraient de 530 millons de barils.
Pour cette raison, il attire l'attention des entreprises pétrolières multinationales, qui proposent toutes sortes de stratégies pour l'exploitation du plus grand champ de pétrole du pays.
Le gouvernement équatorien continuera à recevoir des pressions pour autoriser l'exploitation du pétrole de l'ITT.
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